En 1793, un jeune capitaine de 24 ans nommé Napoléon Bonaparte trace ses premiers pas vers la gloire sur le territoire seynois, lors du siège de Toulon. Ce circuit historique, baptisé Le Chemin de Bonaparte, relie les sites clés de cette campagne militaire décisive, d’Ollioules à Saint-Mandrier en passant par La Seyne-sur-Mer.
Nommé commandant de l’artillerie républicaine le 16 septembre 1793, Bonaparte comprend immédiatement que la clé de la victoire ne réside pas dans l’attaque terrestre directe de Toulon, mais dans le contrôle de la rade. Son plan stratégique consiste à installer des batteries côtières pour forcer la flotte anglo-espagnole à quitter les rades, rendant la ville intenable pour les coalisés.
Du château Montauban d’Ollioules aux batteries des Sans-Culottes et de la Montagne à Brégaillon, en passant par les légendaires batteries des Hommes sans peur et des Républicains du Midi sur les hauteurs de La Seyne, chaque site raconte une étape de cette stratégie audacieuse. L’objectif central : s’emparer de la redoute Mulgrave sur le Mont Caire, surnommée le « Petit Gibraltar » par les Anglais, qui protégeait les forts de Balaguier et de l’Éguillette.
Dans la nuit du 16 au 17 décembre 1793, l’assaut final est lancé sous une pluie torrentielle. La redoute tombe. Les coalisés quittent Toulon le 18 décembre. Blessé au cours du combat, Bonaparte est promu général de brigade le 22 décembre.
Aujourd’hui, forts de Balaguier, de l’Éguillette et Napoléon, batterie Bonaparte et plages des Sablettes constituent un itinéraire de mémoire unique sur la Côte d’Azur, entre patrimoine militaire et histoire napoléonienne.



